Anthony Mudge © J.A. Sutherland 2010 Né en France de parents britanniques, Anthony Mudge a grandi entouré de mélomanes et s'adonna au chant choral au lycée en Angleterre. Compositeur dès son adolescence, ses premiers morceaux (dont sa première symphonie en est le point culminant) demeurent dans le style classique et l'influence de Stanford se fit marquer dans sa première œuvre chorale, un Nunc dimittis. Il se considère maintenant néoclassiciste dans le moule français (quoiqu'avec un soupçon de Bruckner) et s'est reconcilié à l'importance de la musique chorale en son œuvre.

Il se donne un plaisir particulier à écrire des motets en langue latine, d'autant plus ayant découvert la richesse de la tradition grégorienne, mais compose aussi des œuvres d'une taille plus importante, comme par exemple Beati qui lugent (un cycle pour le récomfort des endeuillés) ou The prodigal son (Le fils prodigue), une cantate. Sa première composition pour le temps de Noël, O magnum mysterium, fût publiée chez Shorter House en 2010 pour paraître sur le disque Sleep, holy Babe l'année suivante.

Sa musique a été chantée partout en Grande-Bretagne, entre autres dans les cathédrales de Norwich et Ripon, l'abbaye de Paisley et les églises St John (Edimbourg) et St Giles-in-the-Fields (Londres).

Il travaille actuellement d'autres œuvres inspirés du chant grégorien, ainsi que The ten virgins (Les dix vierges), une deuxième cantate d'après les paraboles bibliques. Au long terme, il compte achever une série complète de cantiques selon le rite anglican, dont il a déjà écrit le Te Deum, Jubilate et les répons du soir.

Il a aussi composé un petit nombre de morceaux pour piano seul ainsi que de la musique de chambre, et espère mettre à jour une troisième symphonie, œuvre qu'il se contente de laisser mûrir en son propre temps. Il habite Edimbourg.


© 2011 Anthony Mudge